La vaccination contre les HPV : l'essentiel en 8 points clés pour les enfants
Fiche synthétique rappelant les points-clés essentiels sur les virus HPV et la vaccination, et permettant aux adolescents d’en parler plus facilement avec leurs parents.
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Accéder à vos outilsLes papillomavirus humains, ou HPV, sont des virus très fréquents. Près de 80 % des femmes et des hommes y sont exposés au cours de leur vie. La plupart du temps, l’infection ne provoque aucun symptôme et disparaît spontanément. Mais certains HPV peuvent persister et être à l’origine de lésions précancéreuses et de plusieurs cancers.
Mis à jour le 9 octobre 2026 par l’INCa
La vaccination contre les HPV est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans révolus. Un rattrapage est possible pour les jeunes femmes et les jeunes hommes âgés de 15 à 26 ans révolus (schéma vaccinal à 3 doses). Elle permet de prévenir les infections dues aux HPV ciblés par le vaccin et de réduire le risque de contracter plusieurs maladies liées à ces virus, notamment certains cancers.
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Vaccination contre les HPV, l’essentiel en 3 minutes.
Les HPV sont des virus humains, aussi appelés papillomavirus. Il existe près de 200 types de HPV dont certains sont sexuellement transmissibles. 80 % des femmes et des hommes sont exposés à ces virus au cours de leur vie. Ils se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales, le plus souvent lors de rapport sexuel avec ou sans pénétration et généralement au tout début de la vie sexuelle.
Parmi les HPV sexuellement transmissibles, 12 sont cancérogènes. Si les infections HPV disparaissent généralement en quelques mois, une petite proportion peut persister et évoluer en maladie. Les HPV sont ainsi à l’origine de lésions précancéreuses et de cancer comme le cancer du col de l’utérus, le cancer de l’anus, du vagin, de la vulve, du pénis et aussi certains cancers de la sphère, de la bouche ou de la gorge. On compte chaque année en France 7 130 nouveaux cas de cancer causés par ces virus. Ils sont aussi responsables de verrues anogénitales qui sont des petites lésions sur la peau ou les muqueuses. Ces verrues sont bénignes mais douloureuses. On en compte environ 100 000 cas chaque année.
Contre les HPV, il existe une vaccination qui est recommandée pour les filles et les garçons entre 11 et 14 ans. Deux doses de vaccin sont nécessaires à 6 mois d’intervalle minimum. Cette vaccination prévient jusqu’à 90 % des infections à HPV à l’origine des cancers. Elle est indiquée contre les lésions précancéreuses, les cancers du col de l’utérus, de la région anogénitale, mais aussi contre les verrues anogénitales.
Cette vaccination est proposée depuis plus de 10 ans. Plus de 6 millions de doses ont été prescrites en France et plus de 300 millions dans le monde. On a ainsi aujourd’hui le recul nécessaire pour affirmer que le vaccin est tout à fait sûr. Cela est confirmé par la surveillance mise en place par de nombreux pays et l’Organisation mondiale de la santé et grâce aux résultats de plusieurs études.
Quant à son efficacité, elle est observée dans les pays où le nombre de jeunes adultes vaccinés est important. C’est par exemple le cas en Australie ou en Suède où l’on constate une réduction du nombre de maladies.
En général, la vaccination contre les HPV est très bien tolérée. Les effets indésirables possibles sont les mêmes que pour les autres vaccins. Réaction à l’endroit d’injection, mal de tête, fièvre. Ces effets ne sont pas sévères et disparaissent rapidement. Il peut y avoir des symptômes plus sérieux dans de très rares cas.
Le vaccin contre les HPV peut être réalisé par un professionnel de santé, un médecin, une sage-femme, un infirmier ou un pharmacien.
Vous pouvez également vous rendre dans un centre de vaccination municipal ou départemental. Le vaccin contre les HPV peut être fait en même temps que le rappel vaccinal dT polio coqueluche. Depuis la rentrée 2023, les enfants de classe de 5e peuvent se faire vacciner au collège avec autorisation de leurs parents. Bien entendu, la vaccination est réalisée par un professionnel de santé et elle est gratuite.
Vacciner nos enfants dès 11 ans, au moment où la réponse vaccinale est la meilleure, c’est les protéger contre les cancers qu’ils pourraient avoir plus tard.
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La vaccination contre les HPV est recommandée en priorité entre 11 et 14 ans révolus, pour les filles comme pour les garçons.
À cet âge, la vaccination est réalisée avant une éventuelle exposition aux HPV, ce qui la rend d’autant plus efficace. Vacciner à cet âge permet également de bénéficier d’un schéma vaccinal en deux doses, alors que trois doses sont nécessaires pour une vaccination de rattrapage (à partir de 15 ans).
La vaccination contre les infections liées aux HPV peut être réalisée lors du rendez-vous vaccinal pour le rappel dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite), prévu entre 11 et 13 ans ; et/ou avec l’administration d’un vaccin méningococcique tétravalent ACWY, prévu entre 11 et 14 ans et/ou d’un vaccin contre l’hépatite B.
Les HPV peuvent être responsables de plusieurs cancers chez les femmes comme chez les hommes. La vaccination permet de prévenir les infections par les HPV ciblés chez les filles comme chez les garçons.
Gardasil 9® est actuellement le vaccin de référence en France pour toute nouvelle vaccination contre les HPV et protège contre neuf types de HPV. Les données disponibles montrent son efficacité notamment contre les infections à HPV en cause dans 90 % des cancers du col de l’utérus, 80 % des cancers de l’anus et 90 % des verrues ano-génitales.
La vaccination est plus efficace lorsqu’elle est réalisée avant une exposition aux HPV. C’est pourquoi la vaccination à 11-14 ans doit être privilégiée.
Bien qu’extrêmement efficace, la vaccination contre les HPV n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer. C’est pourquoi, même pour les personnes vaccinées, le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes, à partir de 25 ans, reste essentiel. Ces deux moyens d’agir sont complémentaires.
Le profil de sécurité du vaccin Gardasil 9®, confirmé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires françaises et internationales, est bien établi et jugé favorable chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette vaccination est proposée depuis plus de 15 ans. Plus de 6 millions de doses ont été prescrites en France et plus de 300 millions dans le monde. On a ainsi aujourd’hui le recul nécessaire pour affirmer que le vaccin est tout à fait sûr.
Comme pour toute vaccination, des effets indésirables peuvent survenir. Les effets indésirables observés sont le plus souvent bénins et de courte durée. Ils peuvent notamment comprendre une douleur ou une réaction au point d’injection, des maux de tête ou de la fièvre. La surveillance dans la vraie vie n’a cependant pas permis d’identifier de signal de sécurité remettant en cause la vaccination.
Entre 11 et 14 ans révolus,
le schéma vaccinal comporte deux doses qui doivent être espacées de 5 à 13 mois.
Lorsque la vaccination est débutée à 15 ans ou plus,
le schéma comporte trois doses : une première dose, une deuxième deux mois plus tard et une troisième six mois après la première.
Le vaccin utilisé pour toute nouvelle vaccination contre les HPV est Gardasil 9®.
Les vaccins contre les HPV ne sont pas interchangeables : lorsqu’une vaccination a été commencée avec un autre vaccin, elle doit être poursuivie avec le même vaccin.
Les HPV sont très fréquents et la plupart des infections disparaissent spontanément. Certaines peuvent toutefois persister et entraîner, plusieurs années plus tard, des lésions précancéreuses puis certains cancers.
La vaccination contre les HPV est une mesure de prévention des cancers qui peut être effectuée dès l’adolescence.
La vaccination est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans révolus, période où elle est la plus efficace. Elle repose alors sur deux doses.
Le profil de sécurité du vaccin est bien établi et jugé favorable.
Pour les jeunes femmes et les jeunes hommes qui n’ont pas été vaccinés à l’adolescence, un rattrapage est possible et recommandé jusqu’à 26 ans révolus.
Chez les personnes concernées, la vaccination ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus.
La vaccination est d’autant plus efficace qu’elle est réalisée avant une éventuelle exposition aux HPV. C’est pourquoi elle est recommandée en priorité entre 11 et 14 ans révolus.
Oui. La vaccination est recommandée pour les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus.
Le profil de sécurité de Gardasil 9® est bien établi et jugé favorable chez les adolescents et les jeunes adultes. Les données de surveillance disponibles n’ont pas permis d’identifier de risque remettant en cause la vaccination. La balance bénéfices-risques de ces vaccins est donc très favorable.
La vaccination peut notamment être réalisée par les médecins, les pharmaciens, les sage-femmes ou les infirmiers. Elle peut également être proposée dans certains centres de santé, de vaccination (public, municipal ou départemental) ou dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (Cegidd). Une campagne de vaccination contre les HPV est proposée gratuitement dans les collèges aux élèves de 5e, et de 4e dans certaines régions, avec l’autorisation de leurs parents.
Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très fréquents (près de 200 types) peuvent être à l’origine de plusieurs cancers, chez les femmes comme chez les hommes. Ils peuvent notamment provoquer des cancers du col de l’utérus, de l’anus, de la gorge, du vagin, de la vulve ou du pénis.
La vaccination permet de prévenir les infections par les HPV ciblés par le vaccin et ainsi de réduire le risque de développer les maladies liées à ces HPV, notamment certains cancers et les condylomes.
La vaccination est plus efficace lorsqu’elle est réalisée avant toute exposition aux HPV. Mais une vaccination peut encore être utile après le début de la vie sexuelle.
Vaccination et dépistage ont des objectifs différents et complémentaires : la vaccination vise à prévenir certaines infections par les HPV ; le dépistage permet de rechercher des anomalies du col de l’utérus susceptibles d’évoluer vers un cancer.
La vaccination est recommandée à cet âge en particulier parce qu’elle est plus efficace lorsqu’elle est réalisée avant une éventuelle exposition aux HPV.
Non. Gardasil 9® cible neuf types de HPV. Il ne protège donc pas contre tous les HPV.
Comme pour toute vaccination, des effets indésirables peuvent survenir. Ils sont le plus souvent bénins et de courte durée, notamment une douleur ou une réaction au point d’injection, des maux de tête ou de la fièvre.
Entre 11 et 14 ans révolus, deux doses sont nécessaires. À partir de 15 ans, le schéma comprend trois doses.
Il n’est pas nécessaire de recommencer le schéma vaccinal. Les doses déjà reçues sont prises en compte et le schéma peut être complété selon les recommandations en vigueur.
Oui. La campagne de vaccination contre les HPV est proposée gratuitement dans les collèges aux élèves de 5e, et de 4e dans certaines régions, avec l’autorisation de leurs parents.
Oui. Un rattrapage vaccinal est possible jusqu’à 26 ans révolus pour les jeunes femmes et les jeunes hommes qui n’ont pas été vaccinés à l’adolescence.
Non. La vaccination ne protège pas contre tous les types de HPV et ne protège pas à 100%. Il ne remplace donc pas le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes concernées. Le dépistage est recommandé de 25 à 65 ans.
Bien qu’extrêmement efficace, la vaccination contre les HPV n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer. C’est pourquoi, même pour les personnes vaccinées, les dépistages, et notamment le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes, à intervalles réguliers à partir de 25 ans reste important. Ces deux moyens d’agir sont complémentaires.
Votre enfant se pose sans doute des questions. En parler ensemble l’aide à comprendre pourquoi ce vaccin est important et à aborder la vaccination plus sereinement. Voici des supports pour vous accompagner, adaptés à son âge.
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L’Institut national du cancer a conçu cette animation 3D adaptée aux enfants et adolescents.
Parler de prévention avec les enfants. Le site de l’INCa pour aborder la prévention des cancers de façon claire et ludique.